28 décembre 2007
Dilemme cartésien
Comme toujours, je suis tiraillée par une question existentielle rapportée à ma petite personne. Je me dis pourtant que si je parvenais à élargir ma question et généraliser sa portée, je serais infiniment plus "relatable" comme personne. M'enfin, ça n'engage que moi.
L'autre jour, j'ai passé un second entretien pour mon stage dans la grande banque d'affaires, vous savez, celle où j'avais risqué la vie de mes pieds pour un entretien préalable.
Le directeur du service qui m'a réçu était habillé de manière assez décontractée, en jean et chemise à col ouvert. Evidemment, j'étais tirée par quatre épingles. Et j'avais ressorti les chaussures de torture physique et mentale. On peut dire que ce sont des chaussures sado-maso, mais j'ai une autre paire vernie avec des chaînettes qui mériterait mieux ce titre, vous adoreriez.
L'entretien a duré 1h30, on a beaucoup discuté, il était très curieux. Dès les dix premières minutes, il m'a même demandé si j'avais usé de mes charmes pour arriver à mes fins. Mais il y avait un contexte à cette question, n'allez pas croire ce qui pourrait être vrai.
La description détaillée du stage qu'il m'a donnée était tellement alléchante, je suis persuadée que je serais très épanouie pendant ces six mois et que je m'en sortirais remarquablement bien.
Et en plus, il s'exprimait incroyablement bien, une élocution parfaite, un lexique riche et varié, une intonation bien mesurée et une voix posée. Comme quoi, il en faut très peu pour me faire craquer.
Seulement, la semaine prochaine, j'ai un entretien pour une autre banque d'affaires. Depuis que je me rends compte que je vais devenir cadre (c'est tout de même un concept assez difficile à concevoir, quand on y réfléchit), il y a deux entreprises pour lesquelles je serais prête à me damner pour y travailler : Google (ben oui, ils ont plein d'avantages en nature et niveau créativité et autonomie, c'est le top - et puis je suis un peu geek dans l'âme) et cette banque. Voilà, directrice financière de cette banque, worldwide, c'est mon rêve ultime. Gérer tout plein d'argent. Et porter des tailleurs provocateurs dans un monde de mâles que je domine, mouah ha ha ! ... non, je rigole, ça ne fait pas du tout partie de mon fantasme, ça.
Je vais attendre de passer l'entretien avec la deuxième banque et d'en savoir plus sur les missions du stage, les rémunérations et avantages, et je me déciderai, ce qui ne semble pas chose aisée a priori. Qui choisir ? La banque familiale, près de l'Elysée, noble, historique, dans des locaux type hôtel privé ; ou la banque commerciale, puissante, à la Défense ? Avancer un peu plus dans le rêve que je me suis forgé ou entrer dans ce monde qui m'a toujours attirée ?
Aaaaaargh ! Quelle prise de tête inutile !
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

2 commentaires:
Pourquoi inutile ?
Tiens ça me fait penser à un des jeux de mots préférés de mon père : "Moi, je bosse dans le vélo...je suis cadre."
Et ça c'est beau.
C'est inutile parce que je me connais : au bout du compte, c'est le coeur qui va l'emporter et je prendrai la décision la plus déraisonnable.
Moi, j'aime bien me mettre dans des situations inextricables, ça renforce mon charme et la magie dans ma vie. Je suis une grande folle, wouh !
Enregistrer un commentaire