Alors, quelles sont les nouvelles ? Connaissé-je enfin l'identité de mon mystérieux collègue timide ?
Et bien, je vais vous décevoir, rien n'a changé (toi non plou, tou n'as pas chanyé ...).
En revanche, aujourd'hui, j'ai été confrontée pour la première fois aux réelles missions de mon poste. J'étais en réunion et tout et tout. Enfin, "et tout et tout" ne comprend strictement que prendre les minutes et préparer le compte-rendu pour demain à la première heure. Mais j'étais là et c'était un grand moment de ma vie professionnelle (non, je déconne, de ma vie tout court en fait).
Sinon, j'ai réfléchi ce soir, en rentrant, dans le métro. Je ne suis pas particulièrement attirée par les hommes aux cheveux longs. Je dirais même que lorsqu'un homme porte des cheveux qui sont plus longs que les miens, c'est rédhibitoire. Alors pour savoir si je le trouve beau ou non, je l'imagine les cheveux courts. Et alors, je peux dire : "ah moui moui mouiiiii" ou "ah non, même avec les cheveux de Jake Gyllenhaal, il est vilain".
Je me demande si toutes les filles doivent se les imaginer les cheveux courts aussi. C'est peut-être ça, ce que l'expression "Tous les goûts sont dans la nature" signifie.
18 février 2008
9 février 2008
Santa Barbapapa
Aujourd'hui, j'ai decide (haha la bonne blague, je suis sur un clavier azerty en mode clavier chinois donc la galere pour les accents, nan mais et pis quoi encore), je disais donc que j'avais deussideuh d'alimenter votre curiosite en partageant avec vous quelques details de ma vie amoureuse.
Dans un premier temps, je voudrais que toutes les hormones se calment immediatement, je ne vous ecrirai pas de nouvelle erotique. Comment ca, "ohhhhh" ? Bande de degoutants.
Ben non, ma vie, aussi trepidante soit-elle d'une maniere generale, ben en amour, elle se situe a cent mille lieues de Melrose Place, Sunset Beach et autres Rougon-Macquart.
Hier par exemple, je me suis fait siffler toute la journee. J'ai meme eu droit a des "Bonjour Mademoiselle" lubriques emanant d'hommes bien sous tous rapports aux alentours de l'Elysee. M'habille-je comme une fille de peu de vertu ?
Non, car c'est interdit par le code de deontologie et passible d'un renvoi dans ma boite. Nan, ca j'ai invente, on est pas oblige de mettre un tailleur tous les jours, il suffit simplement d'etre "en adequation avec l'image du baron".
J'arborais ainsi une chemise noire avec un col lavaliere, qui me montait par consequent jusque sous la luette, rentree dans une jupe crayon, qui me cachait donc les jambes jusqu'aux genoux. Ayant ainsi savamment dissimule les parties principales de mon corps aux proportions parfaites (chez les pygmees), je ne pouvais logiquement qu'attirer que les fetichistes des pieds et des cheveux.
Si on considere que ce profil corresponde a - soyons pessimistes - un quart de la population masculine, et que l'on compare ce chiffre a la proportion d'hommes qui m'ont accostee sur mon passage, statistiquement, c'est impossible.
Ce n'est que le soir, avec l'aide de rere, que je rejoignais pour diner, que le mystere fut elucide. Non pas que je n'attire pas les hommes autrement, mais en general, il existe toujours une raison rationnelle, comme un decollete plongeant ou des talons aiguilles vernis. J'avais pourtant beau chercher cette raison rationnelle, je ne la voyais pas. Et pour cause.
Elle se trouvait sur ma partie pile, a l'emplacement precis du sommet de la fente de ma jupe, qui laissait strategiquement decouvrir les motifs en dentelle de la bordure de mes dim up. Une chance que la fente ne laissat pas a l'air ma culotte vert fluo a motifs cerises.
Mais soyons honnetes et rigoureux, cette anecdote entre plutot dans la categorie de mes moments de solitude.
Vrai detail croustillant sur ma vie sentimentale, et ce sera notre nouveau fil rouge a partir de lundi : mais qui est donc le grand brun que j'ai rencontre au restaurant italien, avant de tomber sur lui dans les meandres de ma boite de matin ?
Tadaaaaa ... !
C'est une vraie question, ce n'est pas simplement pour le suspense, hein, j'ignore reellement qui il est, mais il m'a subrepticement glisse un mot dans la main ce matin. Avec ma chance, c'est un comptable.
Dans un premier temps, je voudrais que toutes les hormones se calment immediatement, je ne vous ecrirai pas de nouvelle erotique. Comment ca, "ohhhhh" ? Bande de degoutants.
Ben non, ma vie, aussi trepidante soit-elle d'une maniere generale, ben en amour, elle se situe a cent mille lieues de Melrose Place, Sunset Beach et autres Rougon-Macquart.
Hier par exemple, je me suis fait siffler toute la journee. J'ai meme eu droit a des "Bonjour Mademoiselle" lubriques emanant d'hommes bien sous tous rapports aux alentours de l'Elysee. M'habille-je comme une fille de peu de vertu ?
Non, car c'est interdit par le code de deontologie et passible d'un renvoi dans ma boite. Nan, ca j'ai invente, on est pas oblige de mettre un tailleur tous les jours, il suffit simplement d'etre "en adequation avec l'image du baron".
J'arborais ainsi une chemise noire avec un col lavaliere, qui me montait par consequent jusque sous la luette, rentree dans une jupe crayon, qui me cachait donc les jambes jusqu'aux genoux. Ayant ainsi savamment dissimule les parties principales de mon corps aux proportions parfaites (chez les pygmees), je ne pouvais logiquement qu'attirer que les fetichistes des pieds et des cheveux.
Si on considere que ce profil corresponde a - soyons pessimistes - un quart de la population masculine, et que l'on compare ce chiffre a la proportion d'hommes qui m'ont accostee sur mon passage, statistiquement, c'est impossible.
Ce n'est que le soir, avec l'aide de rere, que je rejoignais pour diner, que le mystere fut elucide. Non pas que je n'attire pas les hommes autrement, mais en general, il existe toujours une raison rationnelle, comme un decollete plongeant ou des talons aiguilles vernis. J'avais pourtant beau chercher cette raison rationnelle, je ne la voyais pas. Et pour cause.
Elle se trouvait sur ma partie pile, a l'emplacement precis du sommet de la fente de ma jupe, qui laissait strategiquement decouvrir les motifs en dentelle de la bordure de mes dim up. Une chance que la fente ne laissat pas a l'air ma culotte vert fluo a motifs cerises.
Mais soyons honnetes et rigoureux, cette anecdote entre plutot dans la categorie de mes moments de solitude.
Vrai detail croustillant sur ma vie sentimentale, et ce sera notre nouveau fil rouge a partir de lundi : mais qui est donc le grand brun que j'ai rencontre au restaurant italien, avant de tomber sur lui dans les meandres de ma boite de matin ?
Tadaaaaa ... !
C'est une vraie question, ce n'est pas simplement pour le suspense, hein, j'ignore reellement qui il est, mais il m'a subrepticement glisse un mot dans la main ce matin. Avec ma chance, c'est un comptable.
2 février 2008
The job a million girls would kill for
Après une semaine d'émotions fortes, je peux vous dire qu'il y a une chose de sûre : je me fais vieille. Ou alors je me fais stupide. En fait, rien n'est sûr.
J'ai couru à gauche, à droite, en bas, en haut, je me suis explosé la figure dans les escaliers, je suis même cataloguée comme la fille qui se rétame devant l'Elysée, je suis trop hype now.
J'ai traduit dans des temps records des documents top secrets que même en Français, je sais pas de quoi ça s'agit. Y avait un type, il était tellement beurré, que dans un accès de folie éthylique, il s'est dit : "Hé ! Et si j'inventais des produits financiers de produits financiers ! Et si je leur donnais des noms barbares qui ne veulent rien dire ! Et même que je leur donnerais des noms en Anglais qui n'ont aucun rapport ! Je parie qu'on me prendrait quand même au sérieux ! Top délire, trop feune, méga cool, ouais !"
Comme on dit, in vino veritas.
C'est un boulot de fous, il y a tellement de choses à faire, et il y a surtout la pression de l'image du groupe. On a pas le droit d'être le maillon faible de la chaîne. Et pourtant, on m'a bien fait comprendre que j'avais beaucoup de chance d'être à ce poste. Surtout à mon niveau. Oui, mais, rétorqué-je, si on m'a choisie, c'est bien parce qu'on m'a jugée capable de tenir le coup. Ah bah voilà, ramasse tes dents.
Et comme si le travail en soi n'était pas déjà assez stressant pour perdre ses cheveux, enfin ceux qui n'ont pas viré au blanc, hier soir nous avons reçu la visite de la fille dont j'ai pris la place. Celle à laquelle on va se référer lorsqu'on me reprochera : "Ah oui mais on ne faisait pas comme ça". Celle avec qui ils ont tous créé des liens et avec qui ils ont une histoire déjà toute faite. Et bien voilà, avec moi, ça va changer. Même si je suis un peu jalouse, comme lorsqu'on commence une relation avec quelqu'un et qu'on réalise que la personne en a connu d'autres avant nous, et bien malgré ma jalousie maladive, je ne me fais pas de souci. Je sais qu'ils vont finir par m'adorer. Parce que je suis comme ça, adorable. Et si ça ne suffit pas, je les achèterai à coups de cookies faits maison. Ouais, je suis une violente, moi.
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