2 février 2008
The job a million girls would kill for
Après une semaine d'émotions fortes, je peux vous dire qu'il y a une chose de sûre : je me fais vieille. Ou alors je me fais stupide. En fait, rien n'est sûr.
J'ai couru à gauche, à droite, en bas, en haut, je me suis explosé la figure dans les escaliers, je suis même cataloguée comme la fille qui se rétame devant l'Elysée, je suis trop hype now.
J'ai traduit dans des temps records des documents top secrets que même en Français, je sais pas de quoi ça s'agit. Y avait un type, il était tellement beurré, que dans un accès de folie éthylique, il s'est dit : "Hé ! Et si j'inventais des produits financiers de produits financiers ! Et si je leur donnais des noms barbares qui ne veulent rien dire ! Et même que je leur donnerais des noms en Anglais qui n'ont aucun rapport ! Je parie qu'on me prendrait quand même au sérieux ! Top délire, trop feune, méga cool, ouais !"
Comme on dit, in vino veritas.
C'est un boulot de fous, il y a tellement de choses à faire, et il y a surtout la pression de l'image du groupe. On a pas le droit d'être le maillon faible de la chaîne. Et pourtant, on m'a bien fait comprendre que j'avais beaucoup de chance d'être à ce poste. Surtout à mon niveau. Oui, mais, rétorqué-je, si on m'a choisie, c'est bien parce qu'on m'a jugée capable de tenir le coup. Ah bah voilà, ramasse tes dents.
Et comme si le travail en soi n'était pas déjà assez stressant pour perdre ses cheveux, enfin ceux qui n'ont pas viré au blanc, hier soir nous avons reçu la visite de la fille dont j'ai pris la place. Celle à laquelle on va se référer lorsqu'on me reprochera : "Ah oui mais on ne faisait pas comme ça". Celle avec qui ils ont tous créé des liens et avec qui ils ont une histoire déjà toute faite. Et bien voilà, avec moi, ça va changer. Même si je suis un peu jalouse, comme lorsqu'on commence une relation avec quelqu'un et qu'on réalise que la personne en a connu d'autres avant nous, et bien malgré ma jalousie maladive, je ne me fais pas de souci. Je sais qu'ils vont finir par m'adorer. Parce que je suis comme ça, adorable. Et si ça ne suffit pas, je les achèterai à coups de cookies faits maison. Ouais, je suis une violente, moi.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

2 commentaires:
Oué. le cookie fait maison c'est vachement traitre comme arme. Pfff
Et après tu les achèves avec un pot de Nutella de 5kg.
Même les experts, Gil Grissom en tête, ne saura résoudre le mystère.
"Parce que je suis comme ça, adorable". ralala. Personnellement, les autojugements, je n'y ai jamais cru. je suis trop intelligent pour ça ^^
Ben n'empeche que ca y est, je suis leur chouchoute maintenant ! Et sans les cookies, avec la seule ardeur a la tache et le savoir faire. Et aussi le bon gout vestimentaire et les chocolats fins ...
Enregistrer un commentaire